La nouvelle ambassadrice d’Islande a présenté ses lettres de créance
« L’Islande et le Liban partagent une dépendance au bon fonctionnement du système international. En tant que petit État – plus grand par la superficie, mais moins peuplé que le Liban –, nous suivons de très près la situation ici et espérons qu’elle puisse évoluer vers la prospérité et la paix », c’est ce qu’a souligné l’ambassadrice de l’Islande au Liban, Maria Jonsdottir, à l’issue de la présentation de ses lettres de créance au chef de l’État, Joseph Aoun, lors d’un dîner organisé en son honneur par la consule honoraire de l’Islande au Liban, Carla Jabre.

Le dîner, tenu dans l’élégante résidence familiale de Mme Jabre, a rassemblé une dizaine de diplomates scandinaves, européens et onusiens. Étaient notamment présents le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Liban, Jean Arnault, le coordonnateur humanitaire résident des Nations unies, Imra Riza, l’ambassadeur de Suède, Tomas Brundin, l’ambassadrice de Norvège, Hilde Haraldstad, l’ambassadrice du Danemark, Mette Thygesen, l’ambassadrice de Pologne, Aleksandra Bukowska-Mc-Cabe, l’ambassadeur du Maroc, Mohammed Grine, ainsi que la directrice des Affaires internationales au ministère des Affaires étrangères, Aline Younes.
Mme Jonsdottir, qui est basée à Paris et qui représente l’Islande au Liban, en France, à Monaco, au Portugal, en Algérie, au Maroc et en Tunisie, ainsi qu’auprès de l’Unesco et de l’OCDE, est une diplomate de carrière qui a notamment rempli des missions, avant sa dernière nomination, aux États-Unis et en France.
Dans un entretien avec Beyrouth 360, elle a mis l’accent sur la coopération, l’Islande ayant soutenu, à la suite de la guerre déclenchée en mars dernier, des populations de réfugiés à travers des aides versées à la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
« Nous œuvrons aussi sur le plan diplomatique pour le respect du droit et des résolutions internationales notamment. Nous continuerons à soutenir politiquement les efforts déployés au Liban, tant sur le plan politique que par des contributions humanitaires. Nous explorerons également d’autres opportunités de coopération bilatérale. »
Dans son message de bienvenue lors du dîner, Mme Jabre a souligné que « l’Islande et le Liban sont deux petits pays. L’Islande, terre de feu et de glace, de glaciers et d’aurores boréales. Le Liban, pays des cèdres, toujours au carrefour des civilisations et des intérêts stratégiques. Nous comptons tous deux sur le droit international, le multilatéralisme et le cadre des Nations Unies pour protéger notre souveraineté. Nous partageons tous deux une profonde appréciation de la résilience, de l’innovation et de la solidarité ».
« La nomination de Mme Jonsdottir au poste d’ambassadrice au Liban intervient à un moment crucial pour le pays qui, en raison des complexités régionales, continue de faire face à de nombreux défis et incertitudes sur de multiples fronts », a-t-elle poursuivi.
« Le peuple libanais, remarquablement talentueux et entreprenant, a tout à gagner à voir l’Islande rayonner sur la scène internationale. L’Islande est un chef de file mondial en matière d’énergies renouvelables, de gestion durable des ressources et de solutions vertes. L’Islande défend depuis longtemps l’autonomisation des femmes et figure année après année en tête des classements mondiaux en matière d’égalité des sexes. J’espère que cela pourra servir d’exemple à la jeunesse libanaise, qui choisit de rester et de s’investir dans tous les aspects de la vie communautaire, de l’éducation, des affaires et de la gouvernance », a noté la consule honoraire de l’Islande au Liban.
Elle a rappelé l’action de l’Islande à la suite de l’explosion du 4 août 2020, qui a été parmi les premiers pays à soutenir l’Initiative UNESCO « Li Beyrouth » (Pour Beyrouth) afin de contribuer à la reconstruction de la vie culturelle du pays.

