Pour marquer la fête nationale belge, l’ambassadeur de Belgique au Liban, Arnout Pauwels, a voulu cette année, dans un Liban qui est en proie à la guerre et à l’instabilité, rendre hommage aux membres de la Défense civile et de la Croix-Rouge libanaise. Il a tenu ainsi à mettre l’accent sur l’importance de leur travail et leur courage en temps de paix comme en temps de guerre.
Devant des invités belges, diplomates, partenaires et amis de la Belgique, M. Pauwels a réaffirmé le soutien de son pays au Liban « qui œuvre pour récupérer sa souveraineté territoriale ». Se penchant sur la crise financière et l’effondrement du secteur bancaire que connaît le pays depuis 2019, il a souligné que « pour être totalement souverain, il faut aussi être financièrement souverain. La lutte est égale. Il faut donc garder cela en tête ».
Se penchant sur le travail effectué par la Défense civile, il a rappelé les bombardements israéliens de Beyrouth le 8 avril dernier, ainsi que la visite qu’il avait effectuée le soir même avec le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, présent au Liban ce jour-là, au quartier général de la Défense civile à Beyrouth pour témoigner du travail de titan effectué.


Charles Khalifé, pompier volontaire de la Défense civile et physiothérapeute, a pris la parole pour souligner l’engagement et le sens civique des membres de l’institution qu’il représente et qui ont pour valeurs d’aider, de protéger et de servir les autres.
« Au-delà des interventions, la Défense civile œuvre également dans la prévention des risques, la sensibilisation des citoyens et la formation des secouristes. Elle est souvent le premier maillon de la chaîne des secours. Elle représente, pour de nombreux citoyens, un symbole de sécurité, de solidarité et d’espoir. C’est précisément cette mission qui donne tout le sens à notre engagement », a-t-il dit.
Wadih Nassif, volontaire à la Croix-Rouge libanaise, responsable des opérations à Beyrouth et aussi physiothérapeute, est également intervenu à la tribune. Il a souligné que « depuis 2019, la crise économique, la pandémie de COVID-19, l’explosion du port de Beyrouth, puis la guerre ont profondément éprouvé le Liban et rendu notre mission toujours plus difficile. Durant la guerre, nos équipes ont évacué des millions de familles, transporté des blessés et porté assistance aux personnes les plus vulnérables, souvent dans les bombardements. Beaucoup de nos secouristes ont dû choisir entre protéger leurs propres familles et répondre aux appels d’urgence ».
Il a aussi mis l’accent sur le partenariat entre la Croix-Rouge libanaise et la Croix-Rouge belge. « Votre soutien dépasse les projets que nous menons ensemble. Dans les moments les plus difficiles, vous êtes restés présents, à l’écoute et à nos côtés », a-t-il dit, s’adressant à l’ambassadeur de Belgique.
C’est ensuite l’attaché militaire belge, Bart Demuynck, qui a pris la parole. « Si nous ne faisons pas place aux célébrations, même en temps de guerre, ceux qui aiment la violence, le terrorisme et la peur gagneront », a-t-il affirmé, ajoutant qu’une « fête nationale est la fête pour montrer l’unité. Et nous voulons être unis avec le Liban et payer notre respect à ceux qui aident les autres, à la Défense civile libanaise et à la Croix-Rouge libanaise ».
Durant la soirée, une levée de fonds a été effectuée au profit de la Défense civile.

