À l’appel du Hezbollah, des manifestants ont afflué samedi au centre-ville de Beyrouth pour dénoncer l’ouverture de négociations directes entre le Liban et Israël, dans un climat de fortes tensions.

Dans un climat de fortes tensions, des manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville de Beyrouth à l’appel du Hezbollah pour dénoncer l’ouverture de négociations directes entre le Liban et Israël.
Ces pourparlers ont été réclamés par Beyrouth au lendemain de l’offensive meurtrière du 8 avril dernier, qui a fait plus de 300 morts et 1 150 blessés.

Brandissant des drapeaux du Hezbollah, du mouvement Amal et de l’Iran, les manifestants ont convergé samedi vers le centre-ville, en nombre plus important que la veille. Des centaines de motards ont également afflué pour participer au rassemblement.

« Nous donnerons tout à l’Iran, tout à Khamenei », scandait la foule.
D’autres slogans faisaient référence à Hassan Nasrallah, ancien secrétaire général du Hezbollah, tué par Israël le 27 septembre 2024 : « Au nom de Dieu et de Sayyed Hassan ».

« L’Amérique est la mère du terrorisme, mort à l’Amérique », criaient les manifestants, brandissant notamment des portraits du président de la République Joseph Aoun, du Premier ministre Nawaf Salam et du ministre des Affaires étrangères Joe Rajji, accusés de faire partie du « bloc de loyauté au sionisme ».
Photos et vidéos crédit @patriciakhoder pour @Beyrouth360
