Du 22 au 26 octobre 2025, Beyrouth vibrera une nouvelle fois au rythme des mots, des idées et des langues, à l’occasion de la troisième édition du festival Beyrouth Livres.
Organisé par l’Institut français du Liban et l’ESA Business School, ce rendez-vous devenu incontournable dans le paysage culturel libanais accueillera plus de 80 écrivains, poètes, penseurs et artistes venus du Liban, du monde francophone et au-delà. Conférences, débats, lectures, concerts dessinés, projections, expositions, spectacles : pendant cinq jours, la littérature dans toutes ses formes s’invitera dans les lieux emblématiques de Beyrouth, mais aussi dans plusieurs villes du pays grâce au réseau des cinq antennes de l’Institut français.
L’annonce officielle a été faite ce mercredi 24 septembre à l’Institut français du Liban, en présence de M. Hervé Magro, Ambassadeur de France au Liban, et des représentants des deux institutions organisatrices. Cette conférence de presse marque le lancement d’un festival placé sous le signe de la résilience, de l’engagement et de la transmission.
Une édition tournée vers l’avenir
Après une édition 2024 annulée en raison des tensions locales et régionales, le retour de Beyrouth Livres est porteur d’un message fort : celui de croire que la culture, et en particulier la littérature, constitue un pilier de l’identité et un levier pour penser l’avenir.
« Pourquoi continuer à organiser un festival de littérature francophone ? Parce que la culture et l’éducation sont les fondements de notre humanité », a déclaré M. Hervé Magro dans son allocution.
Cette édition 2025 rendra ainsi hommage aux récits engagés. Parmi les temps forts annoncés, la remise du Prix Albert Londres, la plus haute distinction francophone du journalisme d’investigation, se tiendra pour la première fois à Beyrouth, depuis le campus de l’ESA Business School.
Autre moment symbolique : la participation d’Augustin Trapenard, ambassadeur de Bibliothèques Sans Frontières, dans le cadre de projets dédiés à la lecture pour tous. Le festival soutient également des initiatives inédites comme Le Pays blanc, ouvrage collectif publié par l’UNICEF en hommage aux enfants du Liban.
Une programmation riche, vivante et gratuite
Parmi les invités de cette édition figurent de nombreuses figures de la scène littéraire francophone : Nicolas Mathieu, Maylis de Kerangal, Kaouther Adimi, Hemley Boum, Serge Bloch, Charles Berberian, ou encore Rim Battal. Le Liban sera également largement représenté avec des auteurs et autrices tels que Charif Majdalani, Lamia Ziadé, Hyam Yared, Marwan Chahine, Laure Ibrahim, et bien d’autres.

L’un des événements d’ouverture les plus attendus est le quart d’heure de lecture national, prévu le mardi 21 octobre à 11h15. À cette heure précise, tout le Liban est invité à lire ensemble, un geste simple mais puissant en faveur de la lecture partagée.
Autour des grands thèmes que sont la mémoire, l’exil, la démocratie ou encore le féminisme, des débats de fond viendront nourrir la réflexion. La programmation fera aussi la part belle à des formats originaux et participatifs : lectures musicales, concerts dessinés, spectacles, projections, expositions.
Le tout dans une volonté affirmée d’accessibilité : toutes les rencontres seront gratuites, ouvertes à tous les publics, jeunes comme adultes, initiés ou curieux. Plus de 20 lieux à travers le pays accueilleront les événements, de Tripoli à Saïda, en passant par Zahlé, Baalbeck, Jounieh et Deir El Qamar.
Un festival ancré dans le Liban d’aujourd’hui
Depuis sa création en 2022, Beyrouth Livres s’inscrit dans une ambition plus large : faire dialoguer les cultures, défendre le multilinguisme et accompagner le secteur du livre au Liban. Le festival est ainsi associé à l’initiative « Livres des deux rives », portée par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, en faveur d’un dialogue éditorial entre les sociétés du pourtour méditerranéen.
L’accent reste mis sur la jeunesse, avec des interventions d’auteurs dans plus de 50 écoles et universités à travers le pays. Une manière concrète d’ancrer la littérature dans le quotidien et de semer les graines d’un avenir créatif.
Un remerciement aux partenaires
« Sans vous, il n’y aurait pas de Beyrouth Livres », a conclu l’ambassadeur de France, saluant les 60 partenaires – ambassades, librairies, éditeurs, institutions, entreprises, médias – qui rendent possible ce projet ambitieux et fédérateur.
L’ESA Business School, co-producteur de l’événement, accueillera comme chaque année le grand week-end de clôture, les 25 et 26 octobre, sur son campus, transformé pour l’occasion en espace de rencontres et de célébration du livre.
