À travers six textes courts signés par de jeunes auteurs et autrices — Fulvia Cipollari, Giulia Trivero, Eliana Rotella, Denise Diaz, Alessandro Paschitto et Jacopo Giacomoni — la soirée dévoile un panorama vibrant de la dramaturgie italienne émergente. De la mémoire à la fragilité des relations, des tensions familiales à la crise de la communication, ces pièces explorent la condition humaine contemporaine avec sensibilité et acuité, dans un monde encore marqué par l’après-pandémie.
Sous les voûtes du Théâtre Gulbenkian de la LAU, Beyrouth a accueilli un dialogue inédit entre deux scènes théâtrales : l’italienne et la libanaise. L’Institut culturel italien a ainsi présenté « Nouvelle scène italienne dans le monde », première dans le monde arabe d’un projet porté par le Ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en partenariat avec Riccione Teatro.
L’événement s’inscrit dans le cadre de la XXVe Semaine de la langue italienne dans le monde, placée cette année sous le thème « Italophonie : une langue au-delà des frontières ». Un fil rouge qui relie cultures et territoires, invitant à découvrir la langue italienne non comme simple idiome, mais comme espace de rencontre, de métissage et de transformation.

À travers six textes courts signés par de jeunes auteurs et autrices — Fulvia Cipollari, Giulia Trivero, Eliana Rotella, Denise Diaz, Alessandro Paschitto et Jacopo Giacomoni — la soirée dévoile un panorama vibrant de la dramaturgie italienne émergente.
De la mémoire à la fragilité des relations, des tensions familiales à la crise de la communication, ces pièces explorent la condition humaine contemporaine avec sensibilité et acuité, dans un monde encore marqué par l’après-pandémie.
Mais l’originalité de cette étape beyrouthine réside ailleurs : pour la première fois, les textes ont été traduits en arabe, dans le dialecte libanais, et confiés à des metteuses en scène libanaises. Une passerelle entre deux scènes, deux imaginaires, deux féminités créatrices.
Hanan Aj Ali, Aliya Khalidi, Michelle Zalloua et Dana Mikhail signent les mises en scène, épaulées par une distribution de comédiennes et comédiens de renom : Rita Hayek, Reefat Torbay, Rodney El Haddad, Tony Farah, Danielle Davie, entre autres.
Chaque œuvre — d’une quinzaine de minutes — privilégie la puissance du verbe, la liberté du geste et la rencontre entre langues et émotions. Un théâtre de l’intime et du politique, où la parole circule entre Rome et Beyrouth, entre mémoire et invention.
Au-delà du plateau, l’initiative réaffirme la place essentielle des femmes dans la création théâtrale libanaise contemporaine. Un théâtre audacieux, exigeant, qui interroge les fractures sociales, les identités multiples et les frontières du possible.
Dans cette alliance méditerranéenne, « Nouvelle scène italienne dans le monde » devient bien plus qu’un événement culturel : une expérience de traduction vivante, où la langue italienne trouve un nouvel écho dans la musicalité du libanais, et où le théâtre se fait passeur d’humanité.
Programme :
• Filomela – Fulvia Cipollari / Mise en scène : Hanan Aj Ali / Avec Rita Hayek, Rodney El Haddad
• Il tempo è slogato – Jacopo Giacomoni / Mise en scène : Aliya Khalidi / Avec Reefat Torbay, Tony Farah
• Tappeto rosso – Giulia Trivero / Mise en scène : Michelle Zalloua / Avec Jana Abi Ghosn, Pamela El Hachem, Aly Harkous
• Gateway – Eliana Rotella / Mise en scène : Dana Mikhail / Avec Danielle Davie, Wesam Dallati,
