Auteur/autrice : Marie-José Ged

En novembre, la capitale libanaise accueillera Beyrouth I, une conférence économique d’un nouveau genre. Contrairement aux précédentes rencontres internationales — telles que Paris III — qui visaient principalement à mobiliser dons et prêts pour soutenir le Liban, Beyrouth I se distingue par une ambition claire : attirer des investissements directs étrangers et positionner le pays comme une destination crédible et attractive pour les capitaux internationaux. Un changement de paradigme L’appellation « Beyrouth I » n’est pas anodine. Elle marque une rupture avec la logique d’endettement et de dons qui a longtemps caractérisé les conférences internationales de soutien au Liban. L’objectif…

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Lorsqu’un drame humain survient — comme l’explosion de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium, causant plus de 200 morts et 6 500 blessés — le premier réflexe collectif est de rendre hommage aux victimes, de décrire leurs souffrances et d’exprimer la solidarité. Les pertes matérielles ou financières ne sont évoquées qu’ensuite, souvent perçues comme secondaires face à l’irréparable. C’est pourtant cette dimension économique qui façonne à long terme la vie des survivants, leur relance et même l’avenir de la collectivité. Bilan matériel et financier La Banque mondiale a estimé les dommages physiques subis par la ville (logements, infrastructures, patrimoine culturel,…

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Face à ce rôle fondamental, il est profondément injuste que la diaspora libanaise ne bénéficie pas d’une pleine représentativité politique. Actuellement, seuls 6 députés sont élus par les Libanais de l’étranger, sur un total de 128 parlementaires. Une anomalie démocratique qui réduit la voix de millions de Libanais engagés activement pour leur pays. Si les expatriés peuvent subvenir aux besoins de leurs proches, maintenir à flot des pans entiers de l’économie et défendre les intérêts du Liban à l’international, ils devraient aussi pouvoir élire l’ensemble des députés, au même titre que ceux vivant au Liban. On le sait, la diaspora…

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Dans un contexte où les grandes entreprises ferment ou délocalisent, ces transformations venues de la base témoignent d’une capacité d’adaptation remarquable. Si elles ne suffisent pas à redresser l’économie nationale, elles montrent la voie vers un modèle plus autonome et enraciné dans le local. Depuis l’effondrement économique de 2019, le Liban vit une mutation silencieuse mais profonde de son paysage économique. Si la dévaluation de la livre, l’effondrement du secteur bancaire et la chute du pouvoir d’achat ont fragilisé l’économie traditionnelle, certains pans de l’activité ont su rebondir. Deux dynamiques majeures se démarquent : le regain de compétitivité de l’industrie…

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La technologie blockchain, souvent associée aux crypto-monnaies comme le Bitcoin, pourrait jouer un rôle important dans le domaine des élections. Son utilisation dans le cadre des élections libanaises soulève des questions intéressantes en matière de transparence, de sécurité et de modernisation du système électoral. Dans un pays qui lutte contre des accusations de fraude électorale, de manipulation des résultats et de manque de confiance dans l’intégrité des élections, cette technologie ne peut être que bienvenue. Qu’est-ce que la blockchain? La blockchain est une technologie de registre décentralisé permettant de stocker des données de manière sécurisée et immuable. Chaque transaction ou…

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