Septembre est normalement un mois doux, de préparatifs et de travail pour se mettre en ordre face aux rigueurs de l’hiver (dans cette partie du globe). C’est aussi la saison de la Vierge. En astrologie, ce signe est celui de l’intellect, du discernement, de l’aide et du travail minutieux, calculé et parfois – quand il n’est pas trop perfectionniste – exécuté avec excellence.
Alors comme ça, c’est la rentrée : septembre ferme ses portes et, avec l’équinoxe d’automne, les derniers rayons chauds du soleil à Beyrouth laissent un peu plus de place aux nuages et au vent.
Le terme équinoxe vient du latin et signifie « égale-nuit », un mot qui définit littéralement notre expérience physique : après les longues journées de l’été, le jour et la nuit atteignent l’égalité.
En astrologie (qui fut l’astronomie ancienne), ce jour correspond au passage du Soleil dans le signe de la Balance. Depuis des millénaires, les folklores du monde entier célèbrent, sous une forme ou une autre, les changements de saisons : cela nous rappelle – malgré les turbulences de nos vies personnelles – que nous sommes simplement une part d’un TOUT. Une partie de la Nature. Une infime partie du Cosmos qui continue d’évoluer. Et quoi de mieux qu’un rappel saisonnier pour nous garder connectés à l’air du temps ?
Comme à la fin d’un film d’action, le mois d’août a tiré sa révérence, nous laissant le souffle coupé, le rythme cardiaque accéléré et, pour quelques-uns d’entre nous, un peu de confusion. On se demande s’il y aura une suite à toute cette frénésie. La canicule s’éloigne, et les changements astrologiques suivent le tempo des changements saisonniers (ou l’inverse).
Cet été a été une exception qui confirme la règle, encore inconnue jusqu’à maintenant mais qui se révèlera à partir de la première moitié de 2026.
À la fin du mois d’août, une connaissance me dit :
« Dans deux semaines, les enfants seront de nouveau à l’école, et je serai prête à commencer des sessions avec toi. »
J’ai failli avaler mon café de travers.
Dans deux semaines, nous serions en pleine « saison d’éclipses », et début septembre, nous serions témoins de la première – une éclipse lunaire dans le signe des Poissons.
Septembre est normalement un mois doux, de préparatifs et de travail pour se mettre en ordre face aux rigueurs de l’hiver (dans cette partie du globe). C’est aussi la saison de la Vierge. En astrologie, ce signe est celui de l’intellect, du discernement, de l’aide et du travail minutieux, calculé et parfois – quand il n’est pas trop perfectionniste – exécuté avec excellence.
Les éclipses surviennent deux fois par an. Elles marquent le changement des saisons dans les deux hémisphères et se présentent par paires : une éclipse lunaire et une éclipse solaire.
Même si ces phénomènes sont réguliers, ils annoncent toujours quelques semaines de chaos, qui bousculent la « normalité » de nos rythmes quotidiens et hebdomadaires.
Mais cette année, nous avons eu droit, dès le début de septembre, à deux éclipses profondes. La présence de Saturne en face a ajouté une certaine sobriété à l’exubérance et au rythme effréné de l’été.
Ces éclipses font écho à septembre 2024.
L’intérêt de l’astrologie, à mon avis, n’est pas dans les prédictions en soi, mais dans ces résonances que nous vivons continuellement, tiraillés tour à tour par les deux pôles opposés d’un certain axe du Zodiaque. Celui qui nous concerne entre 2024 et 2025 est l’axe Vierge–Poissons.
(Épargnez-moi, je vous prie, les remarques du genre : « Oui mais je suis Cancer, ça veut dire quoi pour moi ? » Nous avons tous les 12 signes du zodiaque dans notre carte du ciel. Consultez la vôtre, ou un(e) astrologue, pour plus de détails sur votre vie personnelle.)
Début septembre, Saturne est revenu (en rétrogradation) dans le signe des Poissons pour la dernière fois, comme pour clore en quelques mois un cycle qu’il avait entamé dans ce signe depuis mars 2023. Et pour nous rappeler l’éclipse de septembre 2024. Saturne est la planète qui gouverne le Temps, l’effort de longue durée, les structures et les fondations de nos vies et de nos communautés, ainsi que l’espace et les limites de nos territoires.
Ce mouvement rétrograde de Saturne marque trois points essentiels :
- la fin d’un été où l’on avait l’impression que tout était « sous stéroïdes » ;
- la fin d’un cycle entamé en 2023, lié à la zone des Poissons dans notre carte du ciel (ainsi qu’au Capricorne et au Verseau, signes gouvernés par Saturne) ;
- le lien entre cette fin d’été et le début du calendrier : nous passerons les fêtes de fin d’année pour la dernière fois avec Saturne en Poissons, un signe émotionnel et compassionnel, où les choses se terminent pour mieux recommencer en Bélier.
L’espace hors du temps qu’a créé septembre, pour certains d’entre nous, souligne en gras les signes de la Vierge et des Poissons, comme pour rappeler que pour accéder au TOUT – autrement dit au Divin (Poissons) – il faut d’abord passer par les mécanismes multiples et complexes du fonctionnement de nos corps et de nos vies (Vierge).
Saturne restera en Poissons jusqu’en février 2026, avant de faire son entrée en grande pompe dans le signe du Bélier. Et je dis « en grande pompe » car, dès son arrivée, Saturne et Neptune se rencontreront dans un phénomène astronomique rare qui se produit tous les 36 ans dans un signe donné.
La rencontre de ces deux géants accompagne l’émergence ou la destruction d’époques, marquées par de nouvelles « idéologies » capables de durer – ou par d’autres qui ne peuvent plus, « pratiquement », survivre. Saturne et Neptune accompagnent les réformes religieuses, culturelles et politiques.
De mémoire vivante, leur rencontre en Capricorne s’est produite en 1989, coïncidant avec la chute du Mur de Berlin et la dissolution de l’URSS. Et la dernière fois que cette conjonction s’est produite dans le signe du Bélier, c’était en 1703, au moment de la guerre de Succession d’Espagne et des guerres coloniales en Amérique du Nord.
Entre les éclipses du 7 et du 21 septembre, l’équinoxe d’automne du 22 septembre et l’entrée de Mars, le même jour, dans son signe de prédilection, le Scorpion, octobre et la saison de la Balance s’annoncent un peu plus productifs que la saison de la Vierge. Croisons les doigts !
(Mars est l’énergie gouvernante de la force, du courage, de l’agressivité et de la violence – Mars domine les signes du Scorpion et du Bélier, là même où la conjonction Saturne–Neptune aura lieu !)
Joelle Rabbaa est astrologue, coach de vie, praticienne en PNL et Reiki, basée à Beyrouth. Elle accompagne chacun vers un mieux-être en alliant intuition et techniques de développement personnel. «Pour moi l’astrologie a toujours été du sérieux. Comme la politique pour certains et le sport pour d’autres. Je n’ai jamais pu expliquer cette fascination que j’avais depuis l’enfance, et qui m’a poussé à plus de 25 ans de recherches personnelles et professionnelles en ce qui concerne les planètes, le soleil, les lunaisons et SURTOUT leur correspondance avec le monde du mythe et de la psychologie».
